Soyez les bienvenus sur le blog du Diocèse Missionnaire de France de l’EGLISE VIEILLE CATHOLIQUE au ROYAUME UNI....... Prions pour les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ..... Welcome on the blog of the Missionary Diocese of France of The OLD CATHOLIC CHURCH in the United Kingdom..... Let's pray for the persecuted Christians around the world because of their faith in Jesus Christ.....

samedi 31 mars 2018

Message de Pâques.





En ce jour de Pâques, nous sommes invités à revenir au cœur de la foi, à son fondement qui est la résurrection du Seigneur. La foi chrétienne tient par la vérité du témoignage selon lequel le Christ est ressuscité des morts. Saint Paul le dit avec une grande force. « Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi notre foi. » (1 Cor 15, 14).

L’évangile nous présente Marie-Madeleine qui se rend au tombeau le premier jour de la semaine, qui fait référence au premier jour de la création. Nous sommes le premier jour de la nouvelle création. Elle découvre que le tombeau est ouvert. Elle va chercher Pierre et l’autre disciple. Entrant dans le tombeau vide, Pierre voit que tout est à sa place, le linceul et le linge qui avait recouvert la tête. Mais Jésus n’y est plus.

Pierre ne s’attendait pas à un tel évènement. Il n’avait pas compris que d’après les Ecritures, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. Il y a de quoi être bouleversé. Le soir même de Pâques, et dans les jours qui vont suivre, Jésus va apparaître aux disciples à plusieurs reprises. Ils sont complètement dépassés par l’évènement.
C’est vraiment lui. Ils vont faire une expérience incontestable et pourtant inconcevable. Leur vie va en être radicalement bouleversée. Ils vont devenir les témoins jusqu’à donner leur vie. Et si nous sommes là ce matin, c’est à cause de leur témoignage. La résurrection du Christ est un évènement qui bouleverse aussi l’histoire de l’humanité. De cet évènement découle la joie véritable.

C’est cette joie dont notre monde a tant besoin. Notre monde est souvent marqué par la tristesse et l’inquiétude. Et cependant, l’aspiration à la joie est imprimée dans le cœur de l’homme, au-delà des satisfactions immédiates et passagères. Notre cœur cherche la joie profonde, parfaite et qui puisse donner goût à l’existence.

En ce matin de Pâques, nous sommes invités à accueillir la joie. Nous aspirons tous à être aimé et à aimer. Dieu nous a créés par amour et veut nous faire participer à sa propre joie, divine et éternelle. C’est en Jésus, mort et ressuscité, que se manifeste le plus clairement l’amour infini de Dieu pour chacun d’entre nous. C’est dans la rencontre avec lui, victorieux du mal et de la mort, que nous sommes libérés de l’angoisse et de la tristesse. En ce matin de Pâques, c’est la joie du Salut qui nous est donnée. Le Christ est vivant. Il est celui qui a vaincu le mal, le péché et la mort. Il est désormais présent avec nous comme le ressuscité jusqu’à la fin du monde. Le mal n’a pas le dernier mot sur notre vie. L’amour de Dieu est vainqueur.

Nous sommes aussi conviés à être témoin de la joie, à être missionnaire de la joie. Tant de gens ont besoin de savoir que la joie est possible. La joie doit donc être partagée. Nous sommes invités à aller dire notre joie d’avoir trouvé ce trésor qui est Jésus lui-même. Nous ne pouvons pas garder pour nous la joie de la foi. Pour qu’elle puisse demeurer en nous, nous devons la transmettre.

Parfois, certains de nos contemporains ont une image du christianisme qui serait une proposition qui opprimerait la liberté et irait à l’encontre du désir de bonheur et de la joie. Ce n’est pas la vérité, nous le savons. Les chrétiens sont des hommes et des femmes vraiment heureux, car nous savons que nous ne sommes jamais seuls, que le pardon nous a été donné, que le dernier mot n’est pas la mort mais la vie éternelle. Si parfois notre façon de vivre semble aux autres ennuyeuse et fatiguée, c’est que nous avons à nous interroger sur nous-mêmes, à nous rapprocher du Christ et à enlever de nos vies ce qui serait contraire à la joie chrétienne. En tous cas, ce matin de Pâques, accueillons encore la vie nouvelle qui nous est donnée dans la résurrection du Christ.
Nous vivons dans un monde difficile, traversé par des interrogations profondes. Certains sont tentés par la désespérance, le doute ou la révolte. La fête de Pâques est aussi une invitation à la confiance. Confions nos vies, notre avenir personnel et celui de notre monde à celui qui a vaincu la mort et le péché. Le Christ ressuscité répète sans cesse : « n’ayez pas peur. » Jésus n’a pas promis l’éternité à nos modalités de vie, même de la vie ecclésiale. Il n’a pas promis que l’on plairait à tout le monde, et que l’on ne se tromperait jamais. Il a promis qu’il serait toujours là, avec nous.

Il est même capable de se servir des épreuves parfois déconcertantes, même celles qui sont les conséquences de nos péchés, pour nous conduire à une plus grande authenticité, à une plus grande joie. C’est ce qui s’est passé dans la passion, la mort et la résurrection du Christ.

En ce matin de Pâques, regardons le Christ ressuscité. Il a vaincu le mal et la mort. Il est notre confiance et notre espérance.


Rt. Rev. S. Burglé
Diocese of France.
Diocèse de France.




jeudi 29 mars 2018

Message du Vendredi Saint.






De la lumière du grand Jeudi nous passons aux té­nèbres du Vendredi, le jour de la Passion du Christ, de sa mort et de sa sépulture. L’Église primitive appelait ce jour "la Pâque de la croix", parce qu’il est vraiment le commencement de cette Pâque ou Passage dont tout le sens nous sera révélé pro­gressivement : d’abord dans la paix du grand et saint Sabbat, puis dans la joie du jour de la Résurrection.

Mais d’abord, les ténèbres. Si seulement nous pouvions réaliser que les ténèbres du Vendredi saint ne sont pas purement symboliques et commémoratives C’est très sou­vent avec le sentiment de notre propre justice et de notre propre intégrité que nous contemplons la tristesse solennelle de ces offices. Il y a deux mille ans, oui, des hommes "mauvais" ont tué le Christ, mais nous, aujourd’hui - le bon peuple chrétien - nous élevons de somptueux tombeaux dans nos églises ; n’est-ce pas là la preuve de notre justice ? Et pourtant, le Vendredi saint ne concerne pas seulement le passé. C’est le jour du Péché, le jour du Mal, le jour où l’Église nous incite à saisir la terrible réalité du péché et sa puissance en ce monde. Car le péché et le mal n’ont pas disparu, au contraire : ils demeurent la loi fondamentale du monde et de notre vie. Nous qui nous disons chrétiens, est-ce que nous n’entrons pas, bien souvent, dans cette logique du mal qui conduisit le Sanhédrin et Pilate, les soldats romains et toute la foule à détester, à torturer et à tuer le Christ ? De quel côté nous serions-nous rangés, si nous avions vécu à Jérusalem au temps de Pilate ? Telle est la question qui nous est posée par chacun des mots de l’office du Vendredi saint. C’est vraiment "le jour de ce monde", de sa condamnation réelle, et non seulement symbolique, et du jugement réel, et non seulement rituel, de notre vie... C’est la révélation de la véritable nature du monde qui a préféré alors et continue de préférer les té­nèbres à la lumière, le péché au bien, la mort à la vie. En condamnant le Christ à mort, "ce monde’ s’est condamné lui- même à la mort, et dans la mesure où nous acceptons son es­prit, son péché et sa trahison de Dieu, nous sommes aussi condamnés... Telle, est la première signification, terriblement réaliste, du Vendredi saint : une condamnation à mort...

Pourtant ce jour du Mal, dont la manifestation et le triomphe sont à leur paroxysme, est aussi le jour de la Ré­demption. La mort du Christ nous est révélée comme une mort salvifique pour nous et pour notre salut. Elle est une mort salvifique parce qu’elle est le su­prême et parfait sacrifice. Le Christ donne sa mort à son Père et il nous la donne aussi. Il la donne à son Père, parce qu’il n’y a pas d’autre moyen pour détruire la mort et pour en délivrer les hommes ; or c’est la volonté du Père que les hommes soient sauvés de la mort. Le Christ nous donne sa mort parce qu’en toute vérité c’est à notre place qu’il meurt. La mort est le fruit naturel du péché, un châtiment immanent. L’homme a choisi de ne plus être en communion avec Dieu ; mais comme il n’a pas la vie en lui-même et par lui-même, il meurt. En Jésus-Christ cependant, il n’y a pas de péché, donc pas de mort. C’est seulement par amour pour nous qu’il accepte de mourir ; il veut assumer et partager notre condition humaine jusqu’au bout. Il accepte le châtiment de notre nature, tout comme il assuma le fardeau inhérent à la nature humaine. Il meurt parce qu’il s’est véritablement identifié à nous, il a pris sur lui la tragédie de la vie de l’homme. Sa mort est donc la révélation suprême de sa compassion et de son amour. Et parce que sa mort est amour, compassion et co-souffrance, en elle la nature même de la mort a été changée. Elle n’est plus un châtiment, mais un éclatant acte d’amour et de pardon, le terme de toute absence de communion et de toute solitude. La condamnation est transformée en pardon.

Enfin la mort du Christ est une mort salvifique parce qu’elle détruit la source même de la mort : le mal. En l’acceptant par amour, en se livrant à ses bourreaux et en leur permettant une victoire apparente, le Christ manifeste qu’en réalité cette victoire est la défaite décisive et totale du mal. En effet, pour être victorieux, le péché doit anéantir le bien, il doit prouver qu’il est toute la réalité de la vie, ruiner le bien, et, en un mot, montrer sa propre supériorité ; mais tout au long de sa Passion, c’est le Christ et lui seul qui triomphe. Le mal ne peut rien contre lui, parce qu’il ne peut amener le Christ à ac­cepter le mal comme vérité. L’hypocrisie se révèle hypocri­sie ; le meurtre, meurtre ; et la peur, peur. Et tandis que le Christ s’avance silencieusement vers la croix et vers la fin, alors que la tragédie humaine est à son apogée, son triomphe, sa victoire sur le mal et sa glorification apparaissent progressi­vement en pleine lumière. A chaque pas, cette victoire est reconnue, confessée, proclamée : par la femme de Pilate, par Joseph, par le bon larron, par le centurion. Quand il meurt sur la croix, ayant accepté la suprême horreur de la mort, la soli­tude absolue ("Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu aban­donné ?), il ne reste plus qu’à confesser : "Vraiment, cet homme était le fils de Dieu !" Ainsi cette mort, cet amour et cette obéissance, cette plénitude de vie détruisent ce qui fait de la mort la destinée universelle. "Et les tombeaux furent ou­verts" (Matth. 27,52). Déjà apparaissent les premières lueurs de la résurrection...

Tel est le double mystère de ce grand Vendredi ; les offices de ce jour nous le révèlent et nous y font participer. D’une part, ils insistent constamment sur la Passion du Christ en tant que péché de tous les péchés, crime de tous les crimes. A Matines, les douze lectures du récit de la Passion nous font suivre pas à pas le Christ dans ses souffrances ; aux Heures (qui remplacent la divine Liturgie, car l’interdiction de célébrer l’Eucharistie en ce jour signifie que le sacrement de la présence du Christ n’appartient pas à "cette création" de pé­ché et de ténèbres, mais qu’il est le sacrement du "monde â venir") ; à Vêpres, enfin, l’office de la descente de Croix, les lectures et les hymnes sont remplies de solennelles accusa­tions contre ceux qui, volontairement et librement, ont décidé de tuer le Christ, justifiant leur crime au nom de leur religion, de leur loyauté politique, de leurs considérations pratiques et de leur obéissance professionnelle.
D’autre part, nous rencontrons dès le début de l’office le deuxième aspect du mystère de ce jour, celui du sa­crifice d’amour qui prépare la victoire finale. Depuis la pre­mière lecture de l’Évangile, où retentit l’avertissement solen­nel du Christ : "Maintenant le Fils de l’homme a été glorifié et Dieu a été glorifié en lui", jusqu’aux stichères de la fin de Vêpres, la lumière se fait de plus en plus vive et, en même temps, grandissent l’espérance et la certitude que la mort va être vaincue par la mort.
"Ô Toi, Rédempteur de tous, quand tu fus mis dans un tombeau neuf pour tous les hommes, l’Hadès, qui ne respecte personne, te vit et trembla de peur. Les verrous furent brisés, les portes s’ouvrirent, les morts se levèrent. Alors Adam, exultant de reconnaissance, te cria : "Gloire à ta condescendance, ô toi le misé­ricordieux !"
Et quand, à la fin des Vêpres, l’image du Christ au tombeau est placée au centre de l’église, quand ce long jour arrive à son terme, nous savons que la longue histoire du salut et de la rédemption touche aussi à sa fin. Le septième jour, le jour du repos, le sabbat béni pointe, et, avec lui, la révélation du tombeau qui donne la vie... Vraiment, cet homme était le fils de Dieu !

Right Rev. S. Burglé


vendredi 22 décembre 2017

Message de Noël 2017.








C'est la période traditionnelle des vœux de fin d'année.

Le Diocèse Missionnaire de France de The Old Catholic Church in the United Kingdom tient à vous adresser ses vœux d'Espérance pour Noël et 2018 qui s'annonce.

Dans notre beau pays de France, certains ont vécu des drames et des peines. Nous voulons nous associer à eux, et les assurer de nos pensées et de nos prières.

Dans cette période de déchristianisation où les valeurs humaines fondamentales, notre culture et nos croyances sont battues en brèche au quotidien, nous voulons toujours croire à Notre Seigneur Jésus-Christ. Même si nous subissons quelquefois des pressions ou des persécutions en tant que Chrétiens, notre foi reste inébranlable.

Nous sommes ouverts à celles et ceux qui veulent vivre cette belle aventure du cheminement avec Dieu.

Que le Seigneur vous accompagne ces prochains mois.

Avec nos sentiments les plus fraternels.

Right Rev. Serge Burglé



samedi 14 octobre 2017

Révérende Mère Sabine Da Veiga



Rev. Mère Sabine Da Veiga


La Révérende Sabine Da Veiga est née le 9 décembre 1961 à Nice, dans les Alpes Maritimes.

Très tôt, étant d'une grande piété, elle a toujours eu le désir de servir le Seigneur. Mariée et maman de deux filles, elle a été inspiré par l'exemple de la Sainte Famille. Après un apostolat laïc au sein de l'Eglise Catholique romaine, La Révérende Da Veiga s'est jointe à notre Eglise. Elle se destine au diaconat. Elle assure déjà un ministère discret mais vivant, au sein de la Communauté « la Sainte Famille », dans un quartier nord de Nice.

Tricoteuse et couturière de son état, elle fait partager sa passion de créatrice, ses talents d'artiste, tout en dispensant un solide témoignage de l'Evangile. Dans la Communauté de «La Sainte Famille», ce sont des réunions, des moments informels de partage où règne une réelle communion fraternelle.

La Révérende Sabine, diaconesse, peut également assurer des cérémonies de baptême, mariage et des services de funérailles.


Révérende Sabine Da Veiga
Tel. 09.82.29.19.24.



samedi 12 août 2017

Fête de l'Assomption de la Vierge.





Dans le Nouveau Testament, on ne parle pas souvent de Marie, mais ce qu’on nous en dit est très important. Elle apparaît avec les apôtres le jour de la Pentecôte. Après cela, on n’en parle plus. Elle se fond dans l’Eglise. Par la suite, celle-ci lui donnera plusieurs titres. Elle est la Mère de Dieu et la Mère de l’Eglise. A partir de la fin du VIIème siècle, on célèbrera le 15 août la fête de la Dormition de Marie. Cette fête deviendra celle de l’Assomption que nous célébrons aujourd’hui.

Pour ceux qui n’ont pas l’habitude, la première lecturequ'on a de Marie est un peu déconcertante. Mais, les théologiens sont habitués à voir dans cette « Femme ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles » une figure de Marie. Mais, la vision de la femme gémissant dans les douleurs de l’enfantement et confrontée avec le dragon prêt à dévorer son enfant dès sa naissance, cadre moins bien avec l’image que nous nous faisons de Marie.

Le voyant de Pathmos qui a écrit ce récit voit deux grands signes dans le ciel : la femme et le dragon. Ces signes ont une signification. Cette femme représente l’Eglise. Le dragon signifie le pouvoir oppresseur et persécuteur. En effet, au moment où ce texte de l’Apocalypse a été écrit, plusieurs chrétiens sont mis à mort parce qu’ils osent confesser publiquement leur foi et refusent de renier le Christ lorsqu’on veut les y forcer. L’auteur affirme que la victoire finale sera celle de l’Agneau, c’est à dire celle du Christ. C’est donc un message d’espérance pour tous les chrétiens persécutés. Cette vision de l’Apocalypse englobe toute l’histoire de l’humanité et l’humble fille de Nazareth se situe au beau milieu de cette histoire.

Saint Paul nous rappelle le fondement de notre foi. Il nous dit que Jésus est le premier ressuscité d’entre les morts. Par lui nous vient la résurrection. Il est celui qui détruira toutes les puissances du mal, en particulier la mort. Saint Paul nous  annonce que l’ennemi à abattre c’est la mort. Toutes les professions de santé sont mobilisées contre cet ennemi. Et chacun de nous doit également lutter contre tout ce qui est mort en nous. Notre Dieu est le Dieu des vivants ; il veut que nous ayons la vie en abondance. Cette fête du 15 août est une fête de la Vie.

La lecture d’Evangile choisie pour cette fête nous raconte  la visite de Marie à Elisabeth. L’élément central de cet évangile, c’est la rencontre de Jésus et de Jean Baptiste, tous deux dans le sein de leur mère. Le sens de cette rencontre est donne par le dialogue entre ces deux femmes qui représentent l’ancienne alliance et la nouvelle alliance. Saint Luc nous racontera, par la suite, comment Marie a mis au monde « le premier né » de la nouvelle alliance et l’a donné en nourriture au monde en le plaçant dans une mangeoire.
Et aujourd’hui, nous fêtons Marie qui a mis au monde le «Premier né». Elle est la première de cette multitude de sœurs et de frères à l’avoir suivi dans la gloire. Elle se fond avec l’Eglise mais elle en est aussi la Mère ; et en elle toute l’Eglise se trouve concentrée. Cette Eglise, ce n’est pas l’Eglise institutionnelle qui est sacrement du Christ sur la terre ; c’est l’assemblée de tous ceux qui ont été conformés à l’image du Christ par l’Esprit-Saint. Qu’ils aient ou non reçu l’enseignement des apôtres, ils incarnent dans leur vie les valeurs proclamées par Jésus.

De nos jours, la même bataille entre les forces de lumière et les forces dés ténèbres continue. Il y a autant de martyrs que par le passé, et probablement plus. Cependant, la nature du martyre a changé ces dernières années. Certains meurent pour leur foi, mais beaucoup sont tués parce qu’ils se mettent du côté des petits, parce qu’ils défendent les intérêts de ces derniers contre les puissants. Cette situation est toujours celle dont parle Marie dans le Magnificat : D’un côté, il y a le règne de ceux qui craignent Dieu, les humbles, les affamés, ceux qui, spirituellement sont de la race d’Abraham.

En face, nous avons les superbes, les puissants, les riches, les oppresseurs. Et l’humble fille de Nazareth a des paroles qui seraient jugées révolutionnaires et subversives dans toute autre bouche : « Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. »

Le Christ est le Fils de Dieu fait homme. Comme il est pleinement homme tout en étant pleinement Dieu, sa résurrection et son Ascension, dans le ciel auprès de Dieu, nous révèlent la grandeur de notre nature humaine telle que Dieu l’a voulue. Là où il est, il veut que nous soyons. Ressuscité au matin de Pâques, sorti vivant du tombeau et entré avec notre humanité dans la gloire du ciel, Jésus nous a ouvert le chemin du bonheur et de la vie auprès de Dieu. La Vierge Marie nous a précédés au ciel où elle vit avec le Seigneur Jésus  ressuscité. Elle est le signe de notre propre espérance.
L’Assomption de Marie dans la joie du ciel nous montre donc le but de notre pèlerinage terrestre. Le chemin pour y parvenir, c’est Jésus lui même qui nous le montre. Marie n’a pas suivi d’autre chemin. Elle a été la servante du Seigneur ; et aujourd’hui, elle nous dit : « Faites tout ce qu’il vous dira ».    

 Cette fête de l’Assomption de la Vierge Marie doit raviver notre foi, notre lien profond avec Jésus Christ, notre désir de le suivre sur le chemin vers la Maison du Père. En ce jour, nous te prions Seigneur : accorde-nous  par l’intercession de Marie élevée au ciel de parvenir à la gloire de la résurrection.