Soyez les bienvenus sur le blog du Diocèse Missionnaire de France de l’EGLISE VIEILLE CATHOLIQUE au ROYAUME UNI....... Prions pour les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ..... Welcome on the blog of the Missionary Diocese of France of The OLD CATHOLIC CHURCH in the United Kingdom..... Let's pray for the persecuted Christians around the world because of their faith in Jesus Christ.....

lundi 22 mai 2017

L'Ascension de Jésus-Christ.






Après sa résurrection, Jésus « se présenta [...] vivant » (Actes 1.3) aux femmes près de la tombe (Matthieu 28.9-10), à ses disciples (Luc 24.36-43) et à plus de 500 autres personnes (1 Corinthiens 15.6). Les jours après la résurrection, Jésus a enseigné ses disciples concernant le Royaume de Dieu (Actes 1.3). 

Quarante jours après la résurrection, Jésus et ses disciples se sont rendus au Mont des Oliviers, près de Jérusalem. Là, Jésus leur a promis qu’ils recevraient bientôt le Saint-Esprit et leur a demandé de rester à Jérusalem jusqu’à ce qu’il vienne. Puis il les a bénis et pendant qu’il les bénissait, il est monté au ciel. Le récit de l’ascension de Jésus se trouve en Luc 24.50-51 et en Actes 1.9-11

Les Écritures montrent clairement que l’ascension de Jésus était une montée au ciel littérale et physique : il s’est petit à petit élevé au-dessus du sol sous les yeux d’un grand nombre de témoins attentifs. Alors que les disciples s’efforçaient de l’apercevoir une dernière fois, une nuée l’a caché à leurs yeux. Deux anges leur sont alors apparus et leur ont promis qu’il reviendrait « de la même manière que vous l’avez vu aller au ciel » (Actes 1.11). 


L’ascension de Christ est importante pour plusieurs raisons : 

- Elle marque la fin de son ministère terrestre. Par amour, Dieu le Père avait envoyé son Fils dans le monde à Bethléem et maintenant, le Fils retournait au Père. La période pendant laquelle il avait été soumis aux limitations humaines était terminée. 
- Elle indique le succès de son œuvre sur terre. Il avait accompli tout ce pourquoi il était venu. 
- Elle marque son retour à sa gloire céleste. La gloire de Jésus avait été voilée pendant sa vie sur terre, avec la courte exception de sa Transfiguration (Matthieu 17.1-9). 
-Elle symbolise son élévation par le Père (Éphésiens 1.20-23). Celui à qui le Père avait donné toute son approbation (Matthieu 17.5) a été accueilli avec les honneurs et a reçu un nom au-dessus de tout nom. (Philippiens 2.9). 
- Elle lui a permis de nous préparer une place (Jean 14.2). 
- Elle marque le début de son ministère de souverain sacrificateur (Hébreux 4.14-16) et médiateur de la Nouvelle Alliance (Hébreux 9.15). 
- Elle établit le modèle de son retour. Jésus reviendra établir son Royaume de la même manière qu’il est parti : littéralement, corporellement et visiblement, sur les nuées (Actes 1.11, Daniel 7.13-14). Pour l’instant, le Seigneur Jésus est au ciel. Les Écritures le représentent souvent à la droite du Père, une position d’honneur et d’autorité (Psaumes 110.1, Éphésiens 1.20, Hébreux 8.1). Christ est la tête du corps de l’Église (Colossiens 1.18), il donne les dons spirituels (Éphésiens 4.7-8) et il remplit tout l’univers (Éphésiens 4.9-10). L’ascension de Christ marque la transition entre son ministère terrestre et son ministère céleste. 


dimanche 7 mai 2017

Communiqué du Diocèse Missionnaire.




C o m m u n i q u é



Le Diocèse Missionnaire de France de The Old Catholic Church of The United Kingdom se réjouit de l'élection à la Présidence de la République Française d'Emannuel Macron et lui adresse ses plus vives félicitations.

Une immense tâche attend ce jeune Président dans un pays déchiré par la violence, les divisions et une situation économique préoccupante.

Au delà des opinions, j'appelle chacune et chacun à l'accompagner de ses prières.


The Right Réverend S. Burglé


lundi 24 avril 2017

Nouveau blog pour la communauté de Nice.





Nous sommes heureux de vous informer de la mise en ligne par la Révérende Mère Sabine Da Vega du blog de la Communauté "La Sainte Famille" de Nice.

Voici l'adresse du blog : 


Bonne lecture.


dimanche 16 avril 2017

Homélie du Lundi de Pâques.


"C'est là qu'ils me verront..." (Math. 28: 8-15).

Les femmes viennent de recevoir la première annonce de la Résurrection. « Tremblantes et toutes joyeuses », elles courent porter la nouvelle aux disciples, comme l’Ange le leur a ordonné. C’est sur ce chemin de l’humble obéissance et de la foi partagée que Jésus vient à leur rencontre et se fait reconnaître. Le Seigneur ressuscité confirme les paroles de l’Ange ainsi que la mission que celui-ci avait confiée aux femmes : « Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront ». L’annonce de la Résurrection est toujours conjointement un appel à rejoindre le Seigneur afin de le contempler là où il se donne à « voir » : dans nos Galilées quotidiennes. L’Emmanuel accomplit le programme que signifie son nom : Dieu est « avec nous » (Mt 1,23) « pour toujours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20). 

Tandis que les femmes se mettent en chemin, en hâte et toutes joyeuses comme Marie se rendant chez sa cousine Elisabeth après l’Annonciation, voilà qu’elles croisent un cortège d’hommes portant la même information, mais qui sont loin de partager leur joie, car pour eux, cette « nouvelle » n’est point « bonne ». Tout oppose ces deux groupes : alors que les femmes quittent la ville - symbole du monde ancien et de la première Alliance désormais dépassée - pour se rendre au lieu où le Seigneur ressuscité leur a donné rendez-vous, les hommes, eux, retournent dans la cité, et leur témoignage rassemble dans la fébrilité et le trouble, ceux-là même qui ont condamné à mort le Vivant. Pour sauver la face, ils vont s’enfoncer dans le mensonge en soudoyant les témoins, leur ordonnant de répandre la fausse rumeur du vol du cadavre. 

L’Evangile de ce jour nous fait pressentir l’abîme qui sépare ces deux groupes de personnes : les femmes s’en vont toutes joyeuses, porter la Bonne Nouvelle du triomphe de la vie ; elles annoncent la proximité du Prince de la Paix au cœur même de notre existence quotidienne, qui s’en trouve illuminée de la lumière douce et chaleureuse de sa présence ; les hommes, eux, s’enfoncent dans le trouble et les ténèbres du mensonge.
Ces deux expériences ne nous sont probablement pas étrangères : n’est-il pas vrai que tout se simplifie dès que nous accueillons le Seigneur ? Et que tout s’obscurcit et se complique lorsque nous oublions sa présence et voulons nous débrouiller sans lui, ou agir malgré lui, voire contre lui ? Cette simplicité, cette paix, cette joie profonde sont des signes sûrs de la présence du Ressuscité, alors que la complication, le trouble, la tristesse trahissent que nous avons lâché sa main, que nous tournons le dos à celui en-dehors de qui nous ne pouvons rien faire de bon.

Sachons rendre grâce au Seigneur de nous avoir jugés dignes de croire en lui et de nous envoyer témoigner de sa Résurrection malgré notre tiédeur et notre médiocrité. Comment ne pas nous émerveiller d’entendre Jésus nous appeler « ses frères », alors que nous avons, chacun pour notre part, contribué aux souffrances de sa Passion par nos si nombreuses trahisons ? 

Le cœur débordant de reconnaissance, sachons redire notre amour à celui qui veut établir en nous sa demeure ; et offrons lui les paroles que l’Esprit met lui-même sur nos lèvres : 

« Je garde les yeux fixés sur toi, Seigneur sans relâche ; tu es à ma droite : je suis inébranlable. Je n’ai pas d’autre bonheur que toi ; tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face débordement de joie, à ta droite, éternité de délices ! » (Ps 15[16]).



jeudi 13 avril 2017

Le message de Pâques.




En ce jour de Pâques, nous sommes invités à revenir au cœur de la foi, à son fondement qui est la résurrection du Seigneur. La foi chrétienne tient par la vérité du témoignage selon lequel le Christ est ressuscité des morts. Saint Paul le dit avec une grande force. « Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi notre foi. » (1 Cor. 15, 14).

L’évangile nous présente Marie-Madeleine qui se rend au tombeau le premier jour de la semaine, qui fait référence au premier jour de la création. Nous sommes le premier jour de la nouvelle création. Elle découvre que le tombeau est ouvert. Elle va chercher Pierre et l’autre disciple. Entrant dans le tombeau vide, Pierre voit que tout est à sa place, le linceul et le linge qui avait recouvert la tête. Mais Jésus n’y est plus.
Pierre ne s’attendait pas à un tel évènement. Il n’avait pas compris que d’après les Ecritures, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. Il y a de quoi être bouleversé. Le soir même de Pâques, et dans les jours qui vont suivre, Jésus va apparaître aux disciples à plusieurs reprises. Ils sont complètement dépassés par l’évènement.
C’est vraiment lui. Ils vont faire une expérience incontestable et pourtant inconcevable. Leur vie va en être radicalement bouleversée. Ils vont devenir les témoins jusqu’à donner leur vie. Et si nous sommes là ce matin, c’est à cause de leur témoignage. La résurrection du Christ est un évènement qui bouleverse aussi l’histoire de l’humanité. De cet évènement découle la joie véritable.

C’est cette joie dont notre monde a tant besoin. Notre monde est souvent marqué par la tristesse et l’inquiétude. Et cependant, l’aspiration à la joie est imprimée dans le cœur de l’homme, au-delà des satisfactions immédiates et passagères. Notre cœur cherche la joie profonde, parfaite et qui puisse donner goût à l’existence.
En ce matin de Pâques, nous sommes invités à accueillir la joie. Nous aspirons tous à être aimé et à aimer. Dieu nous a créés par amour et veut nous faire participer à sa propre joie, divine et éternelle. C’est en Jésus, mort et ressuscité, que se manifeste le plus clairement l’amour infini de Dieu pour chacun d’entre nous. C’est dans la rencontre avec lui, victorieux du mal et de la mort, que nous sommes libérés de l’angoisse et de la tristesse. En ce matin de Pâques, c’est la joie du Salut qui nous est donnée. Le Christ est vivant. Il est celui qui a vaincu le mal, le péché et la mort. Il est désormais présent avec nous comme le ressuscité jusqu’à la fin du monde. Le mal n’a pas le dernier mot sur notre vie. L’amour de Dieu est vainqueur.

Nous sommes aussi conviés à être témoin de la joie, à être missionnaire de la joie. Tant de gens ont besoin de savoir que la joie est possible. La joie doit donc être partagée. Nous sommes invités à aller dire notre joie d’avoir trouvé ce trésor qui est Jésus lui-même. Nous ne pouvons pas garder pour nous la joie de la foi. Pour qu’elle puisse demeurer en nous, nous devons la transmettre.

Parfois, certains de nos contemporains ont une image du christianisme qui serait une proposition qui opprimerait la liberté et irait à l’encontre du désir de bonheur et de la joie. Ce n’est pas la vérité, nous le savons. Les chrétiens sont des hommes et des femmes vraiment heureux, car nous savons que nous ne sommes jamais seuls, que le pardon nous a été donné, que le dernier mot n’est pas la mort mais la vie éternelle. Si parfois notre façon de vivre semble aux autres ennuyeuse et fatiguée, c’est que nous avons à nous interroger sur nous-mêmes, à nous rapprocher du Christ et à enlever de nos vies ce qui serait contraire à la joie chrétienne. En tous cas, ce matin de Pâques, accueillons encore la vie nouvelle qui nous est donnée dans la résurrection du Christ.

Nous vivons dans un monde difficile, traversé par des interrogations profondes. Certains sont tentés par la désespérance, le doute ou la révolte. La fête de Pâques est aussi une invitation à la confiance. Confions nos vies, notre avenir personnel et celui de notre monde à celui qui a vaincu la mort et le péché. Le Christ ressuscité répète sans cesse : « n’ayez pas peur. » Jésus n’a pas promis l’éternité à nos modalités de vie, même de la vie ecclésiale. Il n’a pas promis que l’on plairait à tout le monde, et que l’on ne se tromperait jamais. Il a promis qu’il serait toujours là, avec nous. 

Il est même capable de se servir des épreuves parfois déconcertantes, même celles qui sont les conséquences de nos péchés, pour nous conduire à une plus grande authenticité, à une plus grande joie. C’est ce qui s’est passé dans la passion, la mort et la résurrection du Christ.
En ce matin de Pâques, regardons le Christ ressuscité. Il a vaincu le mal et la mort. Il est notre confiance et notre espérance.


+ Rt Rev. Serge Burglé
Diocèse Missionnaire de France.